size=2>Google élevé au rang de religion
Posez-Lui une question et toujours Il vous répondra sans se faire prier, Il est partout même là où on ne le voit pas. Quelques constats qui ont poussé quelques illuminés à créer une Eglise pour Google, TheChurchOfGoogle .
Si cette initiative amusante (il faut bien entendu la considérer comme telle) a été reprise dans de nombreux médias (et nous n’y échappons donc pas ici), on admirera les bienfaits de l’opération pour ses promoteurs : elle fait parler, offre une visibilité à ces prédicateurs des temps modernes mais aussi et surtout elle va offrir un nombre considérable de liens entrant vers ce site, ce qui devrait booster son positionnement … dans Google, et celui des éventuels liens à venir vers d’autres sites qui pourrait être mis en son saint sein. De quoi s’acheter une place au paradis.
size=2>Du “neuf” pour Google avec Xiti
XITI est l’un des leaders du comptage de visites sur les sites internet. Son petit logo Jaune et Rouge a été popularisé grâce aux webmasters qui l’apposent quand ils utilisent la version gratuite de la solution de comptage. Mais Xiti a surtout de nombreux clients professionnels même si la collaboration est plus discrète faute de logo.
XITI dispose donc d’un échantillon incomparable de sites (en l’occurrence plus de 86 000) qui lui permet de mesurer avec précision les modes de consultation d’internet sur le marché francophone et publie donc chaque mois un baromètre de synthèse des principales données “générales” collectées.
Y figurent les moteurs de recherche utilisés par les internautes pour arriver sur un site.
Et ces dans cette partie de l’étude de septembre 2007 que réside la “surprise” : Google passe la barre des 90% (90,23% exactement) de parts de marché.
Suivent Yahoo (3,2%) et MSN Live ( 2,3%) qui font ipso facto de plus en plus pâles figures.
size=2>Référencement AVEC ou SANS accents ?
Il y avait là une question récurrente posée par nos clients mainstream: sur les mots importants d’une activité qui sont accentués faut-il privilégier la version avec “accents” ou sans “accents”.
Question des plus légitimes quand on constate par exemple qu’une recherche sur Google sur l’expression “apprendre à nager” ne renvoie pas les mêmes résultats que l’expression “apprendre a nager“.
Et la réponse n’était pour une fois pas aller chercher dans les méandres des algorithmes de Google mais dans les comportements de saisie des utilisateurs. Tapent-il les requêtes de recherches avec ou sans accent ?
Nous n’avons jusque là trouvé aucune étude spécialisée qui abordait ce problème délaissé par la crème des gourous du référencement puisque la plupart sont anglo-saxons et ne portent donc que peu d’intérêt à ce qui n’est pour eux, bien souvent que des vicissitudes d’accentuation.
SEELOG a mené une étude sur les comportements des utilisateurs français. Il en ressort :
- que l’attitude des utilisateurs vis à vis des accents n’a pas varié énormément sur les 3 dernières années (on ne tape pas davantage avec des accents aujourd’hui qu’hier)
- que 62% des requêtes sur une expression sont purgées de leurs accents par l’utilisateur (”apprendre a nager“)
- qu’en conséquence 38% sont saisies avec les accents dans le respect des règles de l’orthographe et de la grammaire.
A choisir dans le cadre d’une optimisation pour le référencement (dans une balise-titre de page par exemple), on préfèrera donc l’expression sans accent à son pendant accentué.
size=2>Le Google Bounce Factor ?
Si Google est devenu leader dans son domaine, c’est que le moteur de recherche à su mettre en place des algorithmes en mesure de " contrer ” les petits coup de pouce des webmasters et référenceurs professionnels, " par ordre d’apparition à l’écran ” on citera l’optimisation des pages (avec gavage de mots clefs cibles), créations de pages satellites (pages destinées spécialement à être absorbée par les moteurs de recherches), échange de liens, achat de liens à des sites tiers …
Google a assez tôt compris que la fiabilité et l’objectivité des réponses fournies par son outil passaient par un cloisonnement entre les actions du promoteur du site (éditeur, webmaster) et le positionnement. Remarquons en effet que les exemples cités plus haut reposaient sur des actions mises en œuvre par les principaux intéressés par un bon positionnement du site web.
Google a donc mis en œuvre des process de " notation ” pour permettre l’ordonnancement des sites sur une requête (le positionnement donc). Le Pagerank, essentiellement axé sur les liens entrants, aurait été complété par un Trustrank, reposant sur le même principe : un site " bien noté ” transmettant une partie de son patrimoine de notation aux sites vers lequel il pointe. A ceci prés que le Trustrank passerait par une " distribution ” de Wildcard à des sites " de référence ” choisi par des équipes d’évaluation interne, constituées d’individus fait de chair et d’os.
Si on a beaucoup parlé du Trustrank, alors que Google n’a pour ainsi dire pas communiqué sur le sujet, une autre " découverte ” devrait faire du bruit dans Landerneau, puisqu’elle donne une piste d’analyse sur une autre composante du mode de classement des réponses par Google.
Une équipe de chercheurs/référenceurs américaines a envisagé que Google Analytics puisse servir à Google pour déterminer des les " bons ” sites des mauvais. Pour mémoire, Google Analytics est un outil permettant au webmaster d’installer un outil de statistiques, comme tant d’autres, qui va lui permettre de connaître le nombre de visites, la fréquence, les pages les plus vues sur son site web. Les chercheurs auraient procédés avec un protocole très précis et très scientifique a un expérience de l’évaluation de l’impact des comportements des visiteurs sur un site (un échantillon choisi).
L’étude vise à répondre à deux questions :
- Les clics sur les réponses fournies par Google sur une requête données influent-ils sur le classement de Google à la façon d’un TOP50 ?
- Le Google Bounce Factor existe-t-il ? Le Bounce Factor serait un indice qui déterminerait le " bien être ” d’un utilisateur sur un site. Si il reste sur un site c’est que celui-ci correspondait bien à sa demande initial, si il le quitte très vite c’est que la réponse n’était pas totalement satisfaisante (probablement)
Aurélien Bardon propose sur le site Outil-Référencement la traduction de la synthèse de cette étude. Notre lecteur gagnera à en prendre connaissance !
Il en ressort que les clics influent, mais très très faiblement (voir très très très faiblement pour les requêtes concurrentielles) le classement dans Google.
Plus intéressant, l’expérience illustre l’existence du Google Bounce Factor, qui pourrait avoir une réel importance sur un point : si un utilisateur arrive sur un site et clique vers un lien qui l’envoi vers un site tiers, cela impacterait défavorablement le site initial (Google considerait que c’est finalement sur le site cible qu’était l’information utile sur la requête initiale et pas sur le votre).
Par contre, si les conclusions des chercheurs semblent exactes sur ces points, nous sommes très étonnés qu’ils n’envisagent que Google Analytics et Google Adsense comme méthode d’analyse des entrées/sorties comportementales des utilisateurs.
Baser des analyses sur ces deux outils Google créée une disparité entre les sites qui utilisent ces sites Google et ce qui ne les utilisent pas (disparité pouvant servir indistinctement en leur faveur ou en leur défaveur). Et ce mode d’analyse n’irait pas dans le sens de notre supposition initiale, à savoir que Google tendrait à diminuer au minimum l’impact des actions de webmasters de sites sur leur propre référencement : c’est eux qui peuvent décider ou non d’installer Google Analytics ou Google Adsense.
Par contre, l’utilisation des statistiques du navigateur fourni par la Google Barre, en provenance direct du comportement des utilisateurs, permettrait la même algorithmique en ne laissant aucune possibilité d’interagir sur la destinée de leur positionnement aux webmasters (en intégrant/retirant Google Analytics ou Google Adsense).
Il semble de toute façon clair que le bon positionnement d’un site dépendra de plus en plus de la pertinence et de la richesse de son contenu, plus que de l’optimisation de celui-ci, au sens large du terme (y compris dans la politique d’échange de liens).