Les abonnés FREE privés de Micro-Paiement ? Notre enquête !
Quand on est comme nous promoteur d′affiliations qui reposent en partie sur les solutions de micro-paiement via numéros surtaxés, il y a deux manières d′aborder les constats récurrents d′impossibilité d′accès des serveurs vocaux qui délivrent les codes évoqués par les webmasters sur les forums.
La première approche pourrait consister à minimiser le problème, voir à l′ignorer, à ne pas s′étendre sur le sujet, pour ne pas alarmer les webmasters de peur de susciter une hypothétique débandade quant à la promotion des produits à base de micro-paiement.
La seconde approche est de regarder le problème en face, d′en prendre la pleine mesure, de comprendre, de relayer aux webmasters, et « accessoirement » d′envisager des solutions. Le contrat moral qui nous lie à vous, webmasters faisant la promotion de nos produits (entre autre achetables via micro-paiement), nous semble indissociable de la plus grande transparence, et nous impose, nous semble-t-il un devoir d′information à votre égard.
Nous avons donc enquêté sur le « mystère » des abonnés Free qui n′ont pas accès au micro-paiement Allopass.
Pour mener cette enquête nous sommes devenus un utilisateur lambda souhaitant arrêter de fumer et voulant acheter des codes allopass pour s′inscrire à une affiliation de sevrage tabagique : www.sos-poumons.com. Ce choix permettant d′éviter de « connoter » nos échanges avec les différents maillons de la chaîne.
Les serveurs vocaux d’Allopass effectivement inaccessibles
Ca n′était pas il faut l′avouer le plus difficile à illustrer mais il fallait bien commencer par là. A l′invitation de notre site de test, nous avons donc essayé d′obtenir un code par le numéro indiqué par Allopass : le 08.99.78.05.05. La tentative a été faite à partir d′une ligne téléphonique Free en dégroupé total. « Vous n′êtes pas autorisé à composer ce numéro » répond une « charmante robote ».
Mais finalement à ce stade, la voix féminine n′est pas identifiée. Après tout, cela pourrait être le serveur Allopass qui nous répond que l′on est pas autorisé (ou un dysfonctionnement temporaire de celui-ci). Nous composons donc le numéro à partir d′une ligne France Télécom : le serveur d′Allopass y est parfaitement joignable.
Et Webpaiement ?
Dans les forums communautaires, il est arrivé de lire des témoignages de webmasters qui en plus de confirmer l′incapacité à joindre Allopass, indiquaient pouvoir à l′inverse aller chercher des codes sur les serveurs de Webpaiement. Nous avons donc tenté la même expérience à partir de la même ligne sur un serveur Webpaiement, en l′occurrence le 08.99.78.68.78 : « Vous n′êtes pas autorisé à composer ce numéro » …
Quel est donc ce filtrage ?
Après ces deux expériences on peut logiquement émettre plusieurs hypothèses : la plus simple est d′envisager que les numéros lourdement surtaxés ne sont pas accessibles dans l′offre Free soit par choix, soit pour d′obscures raisons techniques. Mais le souvenir d′avoir joint l′assistance de l′hébergeur OVH, à la tarification similaire à celle d′Allopass, sur notre ligne dégroupée Free nous met assez vite le doute sur le bien fondé de cette hypothèse. Pour en avoir le cœur net, nous composons donc :
- le numéro d′OVH : 08.99.70.17.61 qui reste parfaitement accessible
- le service commercial du vépéciste Multe Pass : 08.99.650.662 qui répond correctement
- celui de son confrère Top Achat 08.99.46.11.22 qui aboutit également
… mais aussi les numéros surtaxés à tarification similaires de Bouygues Télécom, d′Immostreet, de Clust, qui sont tout autant joignables sans difficulté.
Nous remarquons à l′inverse que le serveur d′attribution de codes GetPass : 08.99.78.25.25 n′est pas accessible pas plus que le 08.99 650 387 qui permet d′acheter des avatars pour un jeu en ligne. Ce dernier est « intéressant » car il exclut un filtrage automatique des numéros commençant par « 08.99.78. » puisqu′il commence par « 08.99.65 ».
Il apparaît de plus en plus évident que la thématique des numéros filtrés est très orientée micro-paiement.
L’ « explication » laconique d’Allopass
Nous contactons donc Allopass afin d′obtenir des explications :
Allopass ne semble plus accessible par les abonnés FREE depuis plusieurs semaines ?
Comment se fait il ?
Qu’envisagez vous de faire pour régler ce probleme ?
Dans quel délai ?
Merci d’avance
On répond rapidement chez Allopass mais on informe bien peu :
Les services Allopass ne sont pas disponible* depuis une Freebox.
Pour plus d’informations à ce sujet nous vous invitons à contacter votre fournisseur d’accès internet.
Cordialement,
Le Service Clientèle Allopass
* la faute est d’origine ;)
L’explication sibylline du service consommateur de Free
Nous contactons donc l′assistance en ligne de Free via le formulaire approprié :
Ce matin j’ai trouvé une méthode pour arrêter de fumer sur Internet, souhaitant arrêter j’ai voulu m’inscrire. On m’a demandé d’appeler un numéro de téléphone pour obtenir des codes d’accès. J’ai appelé le 08.99.78.05.05 et j’ai eu un message comme quoi je n’étais pas autorisée à appeler ce numéro.
Qu’est ce que cela veut dire ???
Merci d’avance
Bien cdt
Il faudra attendre cinq jours (délai qui nous semble inhabituel par rapport aux temps de réponses habituels, mais cela reste à démontrer) pour obtenir la réponse suivante :
Nous vous informons que ce numéro n’est pas accessible via notre réseau.
Nous vous invitons à consulter le point 6.1 des CGV :
« La Freebox permet également d’appeler, sous réserve de leur accessibilité depuis le réseau Free, l’étranger, les numéros spéciaux et les mobiles dans les conditions définies par les Conditions Spécifiques du Service Téléphonique Optionnel et aux tarifs indiqués dans la Brochure Tarifaire Service Téléphonique Optionnel. »
Cordialement,
Nous restons à votre entière disposition pour toute information complémentaire.
Julien, Service Mailer Free
Si cela ne nous éclaire guère, voilà qui confirme tout de même, qu′a priori, l′indisponibilité est volontaire. On constate que Free s′appuie sur ses conditions générales de vente pour justifier du blocage de notre appel. Saint Julien était le saint patron des jongleurs, et l′adage populaire veut que les saints ne soient pas nécessairement les interlocuteurs idéaux pour les cas désespérés.
Vive le minitel !
Privilège des vieux briscards du Minitel que nous sommes et dont sont plus encore quelques uns des dirigeants d′Iliad, propriétaire de Free, nous avons pu contacter le haut de l′organigramme afin d′essayer d′obtenir une explication de « première bourre » sur le filtrage des numéros de téléphones des solutions de micro-paiement. En moins d′une heure, le « verdict » tombait :
« La raison est purement économique : nous garantissons le paiement aux opérateurs et nous gardons une « minuscule » commission pour cela.
Sur certains numéros les impayés sont supérieurs à la commission et dans ce cas ne sont plus automatiquement routés. »
Naïfs et/ou aveuglés par les offres de téléphonie illimitée, oubliant que les numéros surtaxés ne font pas partie de la dite gratuité, il semble que certains abonnés Free consomment donc des numéros surtaxés à tire-larigot et qu′à la réception de la douloureuse, il y a bien de la contestation et des incidents de paiement.
Les opérateurs (Free, France Télécom, …) s′engagent à se payer entre eux et à faire leurs les problèmes d′impayés avec leurs clients respectifs, que l′abonné honore son paiement chez Free ou pas, Free reverse les sommes dues au titre des consommations en téléphonie surtaxée du client à son homologue gérant les lignes surtaxées des prestataires en micro-paiement (nous présumons qu′il s′agit de France Télécom, opérateur historique en la matière).
Si sur un numéro la marge est nulle par suite d’impayés, Free ne relaie donc plus ce numéro.
Voilà qui explique qu′OVH ou Clust restent parfaitement joignables, c′est que leur taux de contestation reste inférieur au seuil critique.
Et maintenant ?
Si le filtrage des solutions de micro-paiement est maintenant définitivement avéré, et que l′explication est connue, on peut s′interroger sur ce qui peut être entrepris pour que ce problème trouve une issue.
A l′heure où nous bouclons ce numéro de la newsletter, nous avons communiqué à Free quelques hypothèses pratiques (mais auxquelles Free avait sans doute pensé) qui pourraient permettre de ne pas priver d′accès de leurs abonnés aux solutions de micro-paiement. On pense fort logiquement à une limitation quantitative du nombre d′appels mensuels aux numéros de téléphones placés en « liste noire » puisqu′on peut supposer que les contestations naissent du montant important des factures reçues. Une incompréhension de l′offre Free par un abonné qui aboutit à une facture de 500 € génère sans doute des rejets bancaires et des contestations. Si les abonnés Free voyaient leur consommation à des numéros « à problème » limitée à quelques dizaines d′euros par mois, cela permettrait sans doute de rendre positif la différence entre le montant des marges de Free et le coût des impayés.
C′est probablement sans doute aux fournisseurs de solutions de micro-paiement d′entrer dans une phase active de négociations avec les opérateurs de téléphonie afin d′envisager d′autres solutions (comme un fond de compensation des impayés ?). Peut-être l′ont-ils fait, mais dommage qu′ils communiquent si peu sur cette problématique, en obligeant la « France de l′édition d′en bas » à aller à la pêche aux informations comme nous l′avons fait.
Le dossier reste donc ouvert, et nous espérons maintenir le contact avec Free, afin d′une part, de vous informer, mais en marge, qui sait, apporter ne serait-ce qu′une petite contribution à la recherche d′une solution de « sortie de crise ».
Il ne faut assurément pas sous estimer la problématique posée par le cas Free, car on peut supposer que si certains numéros sont « déficitaires » au moment du bilan commissions versus impayés chez l′opérateur « Libre » il en soit de même ailleurs chez la plupart de ses concurrents (et pas seulement « crétin.fr »). D′ici à ce que les mêmes causes produisent les mêmes effets …
Le constat étant fait, il ne faut pas pour autant sombrer dans le pessimisme. Porno-Fiesta propose au visiteur un lien « contact » bien visible sur toutes les pages, et qui nous génère des contacts réguliers avec les utilisateurs, sans que nous soyons assailis d’échos d’internautes frustrés faute de pouvoir accéder au serveur vocal Allopass. Il est possible qu’une part importante des achats de codes, y compris pour les utilisateurs se fassent via les téléphones mobiles et on peut supposer que les utilisateurs « bloqués » téléphoniquement par leur FAI, se rabattent sans doute pour un certains nombre vers leur mobiles.
Porno-Fiesta est une plateforme reposant tant sur le micro-paiement que sur la carte bancaire. Nous allons nécessairement tenir compte de cette évolution du marché dans nos marketings, rester à l’affut, et surtout, continuer à vous informer des évolutions qui nous sembleront être celles du marché en la matière !


