Quel intérêt y-a-t-il à avoir un bon PR (Pagerank)
A l’instar de la petite pilule bleue, miracle de la science pour les mous du zob, la petite barre verte de Google a nourri l’espérance de chevauchées fantastiques au firmament des classements des moteurs de recherche. Elle entretient encore auprès de certains webmasters l’espoir de hausse de trafic phénoménale en cas d’augmentation de son indice. Bref, le PR de Google fait encore pour bon nombre de webmasters la pluie et le beau temps. Mais qu’en est il exactement ?
L’importance du PR est la révélation de l’année … 1995 !
Le PR est le résultat des travaux alors universitaires des deux fondateurs de GOOGLE. Et finalement, le moteur de recherche s’est structuré peu à peu autour de ce concept. Le principe ultra-simplifié ici pour les besoins de l’explication, est de considérer qu’un lien externe d’un site A vers un site B constitue un « vote » pour le site B. Ces votes permettent d’ordonner les réponses renvoyées par GOOGLE sur une requête d’un utilisateur.
Si le Pagerank a donc « toujours existé », chacun a pu le découvrir et s’y confronter lors de la mise à disposition de la GOOGLE TOOLBAR qui permettait de le visualiser dès fin 2000.
Mais depuis 6 ans, Google a affiné sans relâche ses algorithmes d’indexation et de positionnement, en ajoutant de nombreux critères et paramètres avec, entre autre la préoccupation de faire la chasse au référencement artificiel (spamdexing, farm link, etc.).
Hausse de PR : de moins en moins signe de prospérité à venir
Il y a quelques années, schématiquement, une augmentation du Pagerank d’un site était donc synonyme d’un meilleur positionnement, et ce meilleur positionnement lui-même synonyme d’un trafic accru ipso facto.
Ce n’est plus vrai. Le Pagerank visible dans la barre Google (ou via les sites permettant d’en prendre connaissance) ne rend donc plus compte que de quelques uns des paramètres qui vont déterminer la position d’un site sur une requête donnée.
Ne soyez donc plus déçus si votre site tout neuf se voit enfin doté d’un Pagerank après de longs mois d’attente et que vos statistiques de fréquentation ne bougent pas d’un iota.
La vérité est ailleurs
Certains tendent d’ailleurs à dire que Google n’a rendu public le Pagerank que quand celui-ci s’avérait déjà de moins en moins déterminant, et que cette mise à disposition de l’indice au public sonnait déjà un peu le glas quant à sa prépondérance dans ordonnancement des réponses.
Le Pagerank s’articulait principalement autour des liens entre site. La méthode détermination de la valeur des « backlink » (lien d’un site A vers un site B) s’est semble-t-il considérablement affinée, tandis que la barre verte de nos navigateur délivre la notation suivant « les anciens critères » simplifiés.
Il semble avéré que tous les liens n’ont pas la même valeur. Les suppositions vont bon train depuis des mois : et il se dit que le « Trust Rank » (Trust veut dire « confiance ») pourrait être devenu la pierre angulaire du positionnement sur Google. Le concept reposerait sur des auditeurs humains en charge de déterminer une liste de sites de référence, et que les algorithmes n’interviendraient que secondairement pour accorder une prime aux sites « de seconde zone » qui bénéficient d’un lien sur un site de référence sus évoqué . On pourra lire la présentation du Trust Rank disponible ici : http://www.dicodunet.com/definitions/google/trustrank.htm (ce qui nous évitera de mal paraphrasé un exposé clair et précis ;) ).
Les liens en nombre ne suffiraient donc plus pour être bien positionné, et il faudrait que les liens soient de qualité pour qu’ils influent notablement sur le positionnement de votre site dans Google. Quant à la façon de déterminer quel site a un bon « Trustrank », on nage là dans un épais brouillard (même si l’on peut supposer que ces sites sont ceux qui sont très bien placé sur les requêtes de leur thématique).
Google a changé, la Google Dance c’est « fini » !
Google peaufine ses programmes au jour le jour, et certaines technologies font partie du passé. Dans les forums, on lit encore souvent « Y a-t-il une Googledance en cours ? A quand la prochaine Google Dance pour que mon PR augmente ? »
Voilà bien des questions qui semblent d’un autre temps. Le PR fait, on l’a vu de plus en plus « figuration ». Les mises à jour de la barre verte s’espacent de plus en plus (3 à 4 mois ces derniers temps) et sont effectuées de manière erratique.
Il n’y a plus de Google Dance au sens historique du terme (« Ah chouette une Google Dance je vais peut-être gagner trois places ») puisque le positionnement des sites évolue au jour le jour (ne faut il pas y voir une preuve que le Pagerank est devenu secondaire ?). Historiquement, la Google Dance correspondait à une mise à jour régulière (tous les 4/6 semaines) de l’index de Google, et faisait partie du fonctionnement « ordinaire » du moteur de recherche tel qu’il était programmé alors.
Les dernières actions appelées « Google Dance » (abusivement disent certains) correspondaient en fait à des changements importants des algorithmes de Google, qui impliquaient principalement :
- de repasser en revue les pages indexées
- de les reclasser (en d’autres termes de revoir l’ordre de sortie des réponses sur une expression données).
Les variations de positionnement (et l’évolution de la « côte d’amour » de votre site), l’indexation d’un nouveau site ou de nouvelles pages résultent maintenant d’action quotidienne du moteur de recherche. Il ne sert donc plus à rien d’attendre une Google Dance salutaire, mi-excité / mi-désespéré derrière son écran de statistiques.
Relativisez la valeur du PR !
En conclusion, on comprend que si le PR n’est pas à ignorer, il convient probablement de ne pas se focaliser sur celui-ci. Se positionner dans Google est un sport de haut niveau. Il ne suffit pas de recruter des joueurs (en l’occurrence des partenaires pour des échanges de lien) en fonction de leur CV (le Pagerank) pour être premier du championnat. Il y a des joueurs au CV prestigieux qui n’ont en fait plus que celui-ci à faire valoir pour continuer à exister, il y a de jeunes joueurs brillants et plein d’avenir qui n’ont jamais joué qu’en division 2 (avec un petit PR, donc).
Les gourous du référencement n’ont cesse de le répéter, pensez à soigner l’utilisateur, plutôt que le moteur de recherche (et a fortiori plutôt que le PR) : un bon site générera des liens vers lui de manière naturelle. Et les specialistes du référencement sont persuadés pour la plupart que les liens naturels savent être récompensés à leur juste valeur (très grande, donc) par les algorithmes des moteurs de recherche.


